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Pendant des siècles, les populations ont vécu simplement, attachées à leurs terres et à de solides traditions sociales et familiales.

Le passage d’une époque à l’autre se faisait dans la douceur.
Mais d’un seul coup tout à changé !
D’une société agraire au rythme lent du boeuf qui tire la charrue, le monde est devenu industriel. De plus en plus rapide, performant efficace.
L’électricité, les transports, les télécommunications, l’information, l’informatique, et en cette fin de millénaire tout s’accélère encore.
Le déracinement, la technologie, les découvertes scientifiques, les bouleversements des situations individuelles ou sociales, professionnelles ou familiales, tout le contexte d’une époque aux extraordinaires changements, oblige l’homme à devenir « moderne » en s’adaptant aux pressions multiples et variées de l’évolution.
Le stress ou Syndrome général d’adaptation serait-il la maladie de notre temps ?
Le stress est une réponse individuelle à une situation sortant de l’ordinaire, c’est notre manière d’être, hors du rythme normal de notre tranquillité.
Si nous cherchons à éviter un problème qui nous embarrasse, si nous nous sentons inquiet pour quelque chose en dehors de notre contrôle, si nous supprimons nos émotions et nos sensations présentes ou passées, … le stress apparaît .
Si, nous nous laissons submerger par le fleuve électrisant de nos pulsions négatives et incontrôlées, (peur, doute ou colère), si nous voulons fuir ou combattre sans pouvoir le faire, si nous nous sentons impuissant à agir, prisonnier d’un état non désiré, si nous ne parvenons pas à maîtriser notre vie, … le stress apparaît. 
Si nous souffrons mentalement ou physiquement, nous sommes sous stress, et à la longue s’effectue le premier pas vers le déséquilibre.
Quand parfois, nous avons pu nous ajuster aux difficultés sans en être la victime, nous nous sentons alors heureux et satisfait, fier d’avoir réussi au vrai sens du mot.
La Kinésiologie propose de nombreuses manoeuvres et techniques pour gérer le stress, quelque soit sa nature.
Tous les jours confrontés aux problèmes engendrés par le stress, les différents praticiens, possèdent souvent peu de moyens acquis pendant leur formation initiale pour aider les personnes consultantes et désamorcer les conséquences physiques et morales des situations difficiles dans leur vie.

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test musculaire des ischio-jambiers

Pour bien gérer le stress, il faut d’abord le reconnaître et identifier sa cause.

  1. savoir ensuite quelles techniques utiliser.
  2. éduquer les personnes à faire les changements appropriés.

Si le stress est connu, nous avons le choix de travailler sur le retrait ou sur l’élimination des facteurs stressants, ou bien sur la réponse mentale ou physique de la personne.
Cependant la personne peut également choisir de ne rien faire, ignorer le besoin de changements appropriés.
Pour se cacher ses difficultés ou ses problèmes, il peut devenir un bourreau de travail, avoir des comportements compulsifs (trop manger) ou des obsessions.
Ou encore, chercher l’apaisement dans l’alcool et autres drogues.
Si la personne fait le choix de demander de l’aide, la Kinésiologie, grâce aux nombreuses procédures concernant le test musculaire, permet d’identifier précisément ce qui est générateur de stress.
Des protocoles simples permettent de libérer les souffrances dues aux situations présentes, passées et futures.
Nous sommes nombreux à savoir que nous devrions réduire notre stress mais qu’est-il en fait ?
Le Dr Hans Seylie, biologiste mondialement réputé pour avoir étudié la physiologie du stress, définit celui-ci comme « une réponse aspécifique de l’organisme à toute demande qui lui est faite ».
Le bruit, les changements de température, les délais manqués, le mariage, une dispute.
Toutes situations qui demandent une adaptation, plaisante ou déplaisante, sont des facteurs de stress.
Les événements que nous vivons et nos pensées nous forcent constamment à nous adapter, c’est le processus normal de la vie, les seules personnes libérés totalement du stress sont au cimetière.
Un des buts de la Kinésiologie est entre autre de réduire les facteurs de stress inutiles, et de réduire notre réponse physiologique face à eux.
Le mot stress est mal adapté, puisqu’en fait nous parlons de détresse.
Hans Seylie décrit l’EUSTRESS (stress positif) et la DÉTRESSE (stress négatif).
Nous sommes habitués à la détresse, aux sentiments d’abandon, de frustration, de déception, de peur et de colère ainsi qu’aux maux de tête, cervicalgies, dorsalgies, lumbago, ulcères d’estomac, fatigue, malaises, etc.
Avec l’EUSTRESS nous nous sentons stimulé, productif, plein d’énergie, optimiste, maître de notre destin en face d’un événement qui nous permet de franchir une étape sur notre chemin de vie, le corps revenant à un état d’équilibre paisible en une période de temps raisonnable sans dégradation physique ou psychique.

Hans Selye décrit le cycle du stress en trois phases:

  1. La réponse d’alarme
  2. La réponse de vigilance
  3. L’épuisement

Ces trois cycles constituent le Syndrome Général d’Adaptation.


QUE SE PASSE-T-IL DANS LA REPONSE D’ALARME ?

Les yeux et les oreilles et nos autres sens recoivent le signal d’alarme.
Le cerveau enregistre et envoie des réponses nerveuses.
Les muscles se contractent prêt à l’action.
La force des battements cardiaques augmente et les artères se contractent pour que le sang soit pompé et amené au plus vite à l’endroit où il est le plus nécessaire à savoir les grands muscles striés. Les médiateurs chimiques du cerveau induisent un certain nombre de changements hormonaux dans le corps, et les hormones notamment l’adrénaline, voyageant dans le sang vers leurs cibles, renforcent les changements physiques qui ont déjà eu lieu.
L’ouïe devient plus sensible. La peau devient pâle car le sang quitte sa surface pour réduire les pertes de sang des blessures éventuelles. Les mains et les pieds deviennent froids car le sang quitte les extrémités en faveur des muscles et des organes vitaux. Les pupilles se dilatent, permettant une meilleure vision périphérique et une meilleure vision de nuit.
Les bronches se dilatent permettant un apport maximum d’air, la respiration se fait plus profonde et plus rapide pour apporter au corps un surplus d’oxygène. La tension artérielle monte apportant plus de carburant et d’oxygène au coeur, aux muscles et au cerveau. Le glucose est déchargé dans le sang pour fournir de l’énergie aux muscles et aux organes vitaux. Le système digestif se met au chômage pour que le sang aille aux muscles et au coeur. La peau transpire pour refroidir la couche sous jacente musculaire. La coagulation sanguine se prépare aux blessures possible. Les globules blancs augmentent en vue de combattre une infection éventuelle, le nombre de globules rouges augmente aussi pour accroître la capacité du sang à transporter l’oxygène. Du cholestérol est libéré dans le sang principalement à partir du foie, pour fournir un carburant « longue distance » destiné à prendre la relève aux endroit ou le glucose est parti pour apporter de l’énergie aux muscles.
Les hormones thyroïdiennes libérées dans le sang, accélèrent le métabolisme corporel pour brûler le carburant plus vite et ainsi fournir de l’énergie supplémentaire. La cortisone, libérée par les surrénales, protège contre des réactions allergiques. Les endorphines, substances anesthésiantes, sont libérées dans le sang à partir de l’hypothalamus pour que la douleur soit bloquée pendant l’urgence.
Ceci est un résumé des connaissances actuelles sur ce qui se passe en quelques secondes chaque fois que notre corps est mis en alerte.
Evidemment si vous êtes sur un champs de bataille, ou dans un incendie ou que vous avez besoin de fuir un animal sauvage et prédateur, ces changements ont une importance vitale et vont fortement augmenter vos chances de survie.
Cependant les mêmes processus vous arrivent quand vous regardez les nouvelles négatives au journal télévisé, quand vous avez des problèmes avec votre patron, ou un conflit avec votre conjoint, ou que vous vous faites du souci pour cette conférence que vous devez donner demain.
Il importe peu que le facteur de stress soit une urgence réelle ou un événement percu comme tel, les processus physiologiques vont se retourner contre vous si la réponse d’alarme est déclenchée continuellement de façon inappropriée.
Nous ne pouvons vivre cette réponse d’alarme que par la peur (fuite) ou la colère (lutte) qui sont nos réponses primitives d’adaptation, dans la réponse lutte/colère le haut du corps et la tête recoivent un plus grand apport de sang, les muscles de la nuque et des épaules sont très tendus et raides, le visage devient chaud et rouge; dans la réponse fuite/peur le sang quitte la tête et le haut du torse, le visage devient pâle et les jambes sont tendues, la réponse extrême est l’évanouissement ou l’état de choc.

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Après cette réponse d’alarme si le stress s’installe de manière durable le corps passe alors au deuxième stade d’adaptation qui est la réponse de vigilance .
Pour résumer cette phase, elle est une réponse de conservation, c’est la manière pour le corps de se préparer à une survie de longue durée face à l’éventualité possible d’une sécheresse ou d’une famine. Le corps se prépare pour l’hiver ou la tempête et s’attend à ce qu’il y ait des jours sans nourriture, sans eau ni sel, c’est une réponse de longue durée face à une perte de contrôle. Les glandes surrénales libèrent lentement du cortisol dans le sang, produisant ainsi un ensemble de changement physique : la pression sanguine augmente lentement, les tissus du corps retiennent des composants vitaux comme sodium par exemple, il y a une lente libération des graisses hautement énergétiques et des facteur de coagulation, augmentation durable du taux de cholestérol et perte de potassium, l’immunité s’abaisse, les phases dépressives peuvent apparaitre.

Si le stress ne finit pas par s’apaiser, nous entrons dans la phase d’épuisement : à ce stade nous ne nous montrons plus à la hauteur des défis physiques et psychologiques, nos ressources sont épuisées sur tous les plans, la dépression peut devenir chronique, des symptômes physiques et psychologiques parfois dramatiques peuvent s’installer.

Quels sont les signes physique du stress quand notre corps ne s’adapte plus ?

  • Tension artérielle élevée
  • Artériosclérose
  • Infections, maladies dégénératives (arthrose, cancer etc)
  • Diabète
  • Douleurs articulaires et vertébrale, maux de tête
  • Ulcères
  • Insomnie
  • Allergie, affection cutanées

Citons également l’épuisement physique, perte ou excès d’appétit, perte ou gain de poids, nausée, problèmes sexuels, constipation, colite etc.

Sur le plan mental on voit apparaître :

  • Dépression
  • Apathie
  • Épuisement mental
  • Pauvre estime de soi
  • Anxiété
  • Irritabilité
  • Accablement, négation des problèmes etc.

Sur le plan comportemental vont apparaître absentéisme ou retards fréquents, perte de productivité, propension aux accidents, retrait de la vie sociale, bourreaux de travail, changement d’habitude alimentaire, augmentation de la consommation d’alcool ou de tabac, problèmes sexuels, changement des habitudes de sommeil etc.

En résumé disons que notre corps ne fonctionne pas de manière efficace lorsque nous sommes stressés. La tension qui en résulte influence nos facultés à penser et interfère avec nos capacités musculaires, la douleur musculaire et structurelle provient souvent de stress mentaux/émotionnels, et ceci est fondamental.

Stress et Kinésiologie

Nous vous proposons donc une des nombreuses techniques de :

LIBÉRATION DE STRESS ÉMOTIONNEL DE LA KINÉSIOLOGIE

Rappelons pour mémoire que le test musculaire de la Kinésiologie ne cherche pas à évaluer, comme en testing kinésithérapique, la force musculaire.
Ce test doux et subtil évalue uniquement le tonus musculaire, lors du test c’est le « verrouillage » du muscle s’opposant à la direction et à la pression douce et progressive imprimée par le praticien qui est analysé.
Une réponse ferme et immédiate du muscle s’opposant à la poussée progressive du testeur (de 500 gr à 2 kg selon le muscle), sera considérée comme normale.
Un muscle faible, tremblotant, en « bouillie », sollicitant des agonistes pour maintenir la position sera considéré comme étant anormal ou « faible » et nécessitera diverses corrections dont une des plus importantes sera la stimulation des points neuro-lymphatiques de Chapmann : pour le Dr Chapmann le système lymphatique est réglé par ce que nous appelons les réflexes neuro-lymphatiques localisés principalement sur le tronc à la partie antérieure et postérieure.
Ces points agissent comme des interrupteurs se fermant en cas de surcharge du système lymphatique concernant un organe couplé lui-même avec un méridien chinois, ces points sont en grosseur généralement de la taille d’une petite boule à celle d’un haricot.
Prenons le cas d’une personne qui a un stress conscient (pour des stress non conscient les procédures seraient différentes).

Pendant que la personne de pense à la situation qui la stresse nous testons un muscle qui montre un affaiblissement de tonus.

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La technique de Libération de Stress va consister à poser les doigts ( l’index et le majeur d’un coté et le pouce de l’autre ) avec un appui de quelques grammes sur les bosses des éminences frontales à plus ou moins 4-5 cm au-dessus des yeux pendant que la personne passe mentalement en revue tous les aspects de la situation stressante, ce dont elle peut se rappeler, ce qui se passe, ce qu’elle ressent à ce sujet etc. Elle peut garder le silence ou raconter la situation peu importe, nous terminons la technique par une visualisation de tous les aspects sous forme d’un film que la personne passe à plusieurs vitesses, vitesse lente, vitesse normale, vitesse rapide.
Il faut essayer de faire imaginer à la personne une issue positive de la situation, et quand celle-ci a du mal à se concentrer, que son esprit divague, ou que nous constatons une respiration profonde ou encore une détente neuromusculaire : la technique est terminée.
Puis nous redemandons à la personne de repenser à son stress et retestons le muscle qui se montrait affaibli, si la technique a été suffisante il doit rester fort, établissant ainsi que le tonus musculaire du sujet n’est plus affecté par la situation.

QUE S’EST-IL PASSE PENDANT LA LIBERATION DU STRESS ?

Quand quelqu’un se rappelle une situation stressante, le réseau capillaire de la partie frontale du cortex cérébral se ferme temporairement, nous empêchant d’utiliser la partie du cerveau qui nous permet de peser consciemment les « pour et les contre » et de trouver de nouvelles solutions.

Au contraire, le contrôle du cerveau revient à des zones cérébrales précocement développées et à partir desquelles on a des pensées réflexes ou automatiques basées sur nos expériences antérieures et sur des schémas primitifs de survie.

Tenir légèrement les éminences frontales permet de ramener le flux sanguin dans les lobes frontaux du cerveau. Quand le réseau capillaire est réouvert à cet endroit, nous sommes capable de penser à la situation sans engendrer de réponse de détresse, ainsi plutôt que d’être soumis à des réactions réflexes, nous sommes de nouveau sous contrôle conscient et la fusion stress/situation a été nettoyée ne provoquant plus de pensées automatiques.

En conclusion nous dirons que la chose la plus étonnante est la simplicité de cette technique, simplicité tellement réelle que beaucoup d’entre nous l’utilisons intuitivement sans le savoir. Rappelez vous les moments ou par exemple à votre bureau, vous aviez votre coude posé avec la paume de la main sur votre front en vous demandant comment vous alliez pouvoir résoudre tel ou tel problème.
Les résultats obtenus sont surprenant aussi bien sur un plan physique que mental.
De nombreuses autres techniques de libération de stress sont enseignées en Kinésiologie, mais celle décrite ici est déjà souvent suffisante.
Souvenez vous que le stress émotionnel est presque toujours le résultat de la manière de considérer les situations.
Certains voit la bouteille à moitié vide, alors que d’autre la voient à moitié pleine… C’est une programmation intérieure, positive ou négative.
Par exemple si une personne vous aborde dans la rue avec un accoutrement bizarre vous pourriez prendre peur et avoir un comportement agressif alors qu’une autre personne pourra trouver la situation amusante.
Chacun développe des schémas de comportement suite à nos expérience de vie.
En conclusion disons que la souffrance intervient quand nous demandons que les choses soient différentes de ce qu’elles sont, quand nous n’acceptons pas la réalité telle qu’elle est.