Engagements éthiques et déontologiques des élèves et kinésiologues de l’ASTM

(Septembre 2020)

 

1. Préambule

La qualification de kinésiologue de l’ASTM est réservée à des personnes ayant satisfait aux critères de sélection et de formation définis par l’ASTM. Les protocoles enseignés par l´ASTM peuvent être utilisés seuls ou concurremment, le cas échéant, avec d’autres protocoles.

Les règles éthiques ci-dessous énoncées concernent l’ensemble des élèves et kinésiologues de l´ASTM et leur pratique.

Ces règles ne sont pas, en aucun cas, dérogatoires de celles déjà établies par les différentes réglementations et autres chartes des professions pouvant également être exercées par chaque élève ou kinésiologue de l´ASTM (notamment Ordre des médecins, fédérations et syndicats professionnels…), mais viennent les compléter ou en préciser certains aspects.

Ces règles d´éthique s’inscrivent dans l’ensemble des valeurs qui régissent les Droits de l’homme et dans les lois et règlements applicables.

 

2. Règles

Règles générales

  1. Nul ne pourra étudier à l´ASTM ou se recommander de l’ASTM même après avoir satisfait aux conditions de sélection et de formation, s’il n’a formellement approuvé le présent code de déontologie.
  2. Tout élève ou kinésiologue de l´ASTM reconnaît relever des instances habilitées de l’ASTM, auquel il adhère, pour connaître et prendre des mesures en cas de manquement à l’éthique. L’ASTM réunira alors le comité de déontologie.
  3. Tout élève ou kinésiologue de l´ASTM s’interdit de mêler la kinésiologie à l’exercice de pratiques qui seraient contraires aux lois, aux bonnes mœurs ou qui seraient entachées de mysticisme, d’idéologie ou d’occultisme, ou des pratiques qui pourraient nuire à la réputation de la kinésiologie. Il peut cependant librement utiliser la kinésiologie en complément avec toute autre technique licite reconnue pour laquelle il est compétent et autorisé.
  4. Conscient que kinésiologie et médecine ont des spécificités différentes, l´élève ou le kinésiologue de l’ASTM doit inviter son client à s’entourer de tout ce que la médecine peut lui apporter et s’interdit de procéder à toute forme de diagnostic et de prodiguer tout traitement médicaux, lesquels ressortiront exclusivement de la compétence des professionnels habilités.
  5. L’exercice de la kinésiologie ne devra pas être subordonné à une discrimination préalable de caractère ethnique, raciale ou religieuse.
  6. Tout élève ou kinésiologue de l´ASTM peut adhérer au syndicat professionnel de son choix, s’il le désire.

 

Règles propres à l’ASTM vis-à-vis de ses membres

  1. L’étude des candidatures prend en considération la formation mais aussi dans une certaine mesure l’évaluation de la capacité de la personne à mener à bien des protocoles de kinésiologie. Toute discussion à ce sujet est soumise aux règles éthiques de la confidentialité et du respect dû aux personnes.
  2. Toute délibération concernant un élève ou kinésiologue de l´ASTM relève des mêmes exigences y compris les discussions concernant d’éventuels manquements à l’éthique.
  3. Le personnel administratif et enseignant de l´ASTM devra, pour y être employé, avoir souscrit aux mêmes engagements.
  4. Aucune critique d’un collègue ou de l’ASTM ne peut dépasser celle du désaccord sur la pensée. En aucun cas elle ne peut être une attaque sur la personne ou être injurieuse, diffamatoire ou calomnieuse.

 

Règles propres à l’exercice de la profession de kinésiologue de l´ASTM

  1. Tout élève ou kinésiologue de l´ASTM s’engage à n’utiliser la kinésiologie que dans l’intérêt de son client conformément au principe « Primum non nocere ».
  2. Dans le cadre des séances, l´élève ou le kinésiologue de l´ASTM doit s’abstenir de toute relation sexuelle ou agressive, avec son client et ne profiter en aucun cas de sa vulnérabilité pour en tirer un plaisir, un quelconque intérêt ou un avantage financier, mais le traiter avec respect et dignité. Aucun abus ne pourra se justifier d’une complaisance, fusse-t-elle active, du client.
  3. L´élève ou le kinésiologue de l´ASTM devra, en fonction des cas et des circonstances, pratiquer la kinésiologie pour en tirer le meilleur parti dans l’intérêt du client. Il pourra aussi, dans le cadre de ses compétences et de son expérience, mettre en œuvre d’autres moyens techniques propres à en potentialiser les effets.
  4. Après avoir indiqué à son client son niveau de qualification dans les disciplines où il a été formé, il doit l’informer de ce qu’il sait concernant les méthodes utilisées, leurs effets, leurs risques, leurs avantages et leurs limites.
  5. Il ne devra pas prétendre à des pouvoirs ou à des formations qu’il n’a pas, notamment dans le domaine médical. Il devra être prudent dans ses engagements et ne pas promettre ce qu’il ne peut faire ou tenir, ni en faire de la publicité.
  6. Il devra avoir avec son client établi clairement dès le premier entretien le cadre concret de l’exercice de la pratique : horaires, fréquences et durée des séances, conditions de leur annulation, durée envisageable, insister sur le fait qu´aucun diagnostique, arrêt, ni même modification d´un traitement médical ne pourra être ordonné que par le médecin traitant du client, sans oublier le montant et les modalités de paiement, ainsi que la question du règlement éventuel des séances manquées. Il importe qu’avant de s’engager le client sache et mesure ce à quoi il souscrit et que sa décision de suivre une pratique de kinésiologie soit clairement affirmée et comprise.
  7. Il doit donc tenir compte de la vulnérabilité éventuelle de son client.
  8. L´élève ou le kinésiologue de l´ASTM doit se sentir capable, tant du point de vue de son cursus que de sa propre solidité affective personnelle, de gérer la situation même en cas de fortes abréactions du client. Sinon il ne devra pas hésiter à faire appel à d’autres collègues, soit pour leur adresser, le cas échéant, la personne, soit pour obtenir d’eux une assistance professionnelle propre à lui permettre de remplir sa fonction.
  9. L´élève ou le kinésiologue de l’ASTM est lié par une obligation de confidentialité vis-à-vis de son client.
  10. Toutefois, il est admis qu’il puisse faire, occasionnellement, des rapports devant des tiers. Pour cela il devra strictement respecter les règles de la confidentialité, se limiter à la seule utilité de son objet et, dans le cas d’une séquence vidéo, avoir reçu l’autorisation écrite du client.
  11. Conscient de l’importance de la formation permanente, tout élève ou kinésiologue de l´ASTM reconnaît avoir été informé que l’accréditation à l’exercice de kinésiologue de l´ASTM est délivrée pour une durée de cinq (5) ans et pourra être renouvelée après satisfaction des conditions de formation continue. En outre, il s’engage à ne pas travailler en solitaire, mais à participer le plus possible à des groupes de travail et à suivre des supervisions au cours desquels il partagera son expérience et les informations nécessaires à l’exercice de sa profession avec d’autres collègues qui feront de même. Ces échanges interprofessionnels rentrent dans le cadre de la formation permanente que le kinésiologue de l’ASTM s’engage à suivre régulièrement.
  12. Il devra respecter les mêmes règles strictes de confidentialité pour tout rapport entendu au cours d’échanges professionnels. Il va sans dire que tout superviseur est soumis aux mêmes rigueurs.
  13. Si la recherche et la capacité d’invention du praticien sont encouragées, celles-ci ne peuvent être mises en œuvre qu’avec prudence et dans l’intérêt du client. Elles ne doivent jamais être en contravention avec les dispositions du présent code.
  14. En aucun cas, un intérêt prétendument scientifique ne peut prévaloir sur celui du client.

3. Commission de déontologie

Afin de faire respecter ces règles éthiques, l’ASTM désigne parmi ses actionnaires, son corps enseignant ou à l´extérieur pour une durée de 4 ans, 3 membres ou davantage chargés de traiter les problèmes relatifs à l’éthique.

Outre les pouvoirs disciplinaires ci-après énoncés, la commission de déontologie sera également chargée de contacter les personnes utilisant la référence à l´ASTM de manière indue afin de leur demander de cesser cette utilisation voire d’entamer des poursuites à leur encontre.

 

4. Sanctions

Cas général

A la demande de tout intéressé, l’ASTM fera appel à la commission de déontologie qui a un rôle d’information, de prévention, de conseil et d’examen. La commission de déontologie est à la disposition de tout élève ou kinésiologue de l’ASTM et du plaignant pour examiner la réclamation. Elle a le pouvoir de statuer pour décider s’il y a infraction ou non et sur la valeur de ladite infraction. En conséquence, elle pourra, en sus, prendre de plein droit toutes les décisions nécessaires.

La liste des décisions possibles prises par la commission de déontologie est la suivante :

  • Décisions positives : Non-lieu, défense, soutien et travail actif de réhabilitation d’un collègue injustement accusé et calomnié.
  • Décisions négatives : admonestation avec rappel à l’ordre, avertissement, blâme, perte provisoire ou définitive du titre de « kinésiologue de l´ASTM ».

 

Cas particuliers

Si un élève ou kinésiologue de l´ASTM soupçonné appartient à la commission de déontologie, il devra aussitôt démissionner de ce poste de façon à ce que ses collègues dont le nombre sera toujours porté à trois au minimum par décision de l’ASTM, puissent délibérer et prendre leur décision en toute sérénité.

Si l’élève ou kinésiologue de l´ASTM soupçonné, puis sanctionné, appartient à la commission de déontologie, il sera considéré comme suspendu pendant la durée de la procédure, puis démissionnaire en cas de perte de son titre de « kinésiologue de l´ASTM », de plein droit de ce poste.